Poésie 2
Poèmes, notes et proses
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DÉCEPTION MORBIDE

Ces messages d’amour sont des troubadours, qui font la leçon qu’aimer toujours est “la prière”. L’oraison qui dérègle Dieu dans sa raison, le brisant sans détour au coeur de sa maison. Dieu a les yeux pleins de larmes, la tête en pleurs. Le coeur en miettes, les souvenirs s’émiettent de l’ombre à la lueur, le dangereux mal me guette. L’âme à nu, sans armes, Mon corps se leurre, d’une vie en éprouvette. L’épreuve d’un mauviette, de l’ombre à la lueur, le dangereux mal me guette. Double vie, double drame, Mon souffle se meurt, l’amour ne s’achète. Ni or ni paillettes, De l’ombre à la lueur, le dangereux mal me guette. Poursuivre à tort la dame, À blanc ou en chaleur Son poison ne s’arrête Qu’à la mort toujours prête De l’ombre à la lueur, le dangereux mal me guette. Vêtue de noir, son charme, Scorpion de mon coeur Tout de mal, trouble-tête Ma mort sera ta fête De l’ombre à la lueur, le dangereux mal me guette.

LE DISTRAIT

Si tu veux un baiser,.. mmm...! Cherche-moi! Trouve-moi! Si tu veux me blesser, fuis loin de moi! Si tu m’suis pas à pas Ouhhh! Tout un fracas! Si j’glisse sous tes draps Alors...! j’me dis... Grouille-toi mon gars! Moi là, Toi pas! Quoi faire de toi? Si j’ai envie d’avoir de bo bi, alors BA BA BI BO BI, moi moi! Si tu veux m’embrasser, cherche-moi, trouve-moi Si tu veux me blesser Fuis loin de moi. Toi là! Moi pas Je ne bougerai pas d’un pas. Moi là, Toi pas! BABABIBOBI! * Moi, moi! Si tu veux m’embrasser Je me fous de moi J’approche de toi Moi là! Toi pas! Je ne me vengerai pas, une fois. BABABIBOBI! * Moi, moi! de me rendre fou Je voulais ton coeur, moi. Moi là! Toi pas! Toi là! Moi pas!

LES GOUTTES DE PLUIE

Les gouttes de pluie Sans être de douces larmes, Le soleil qui brille et charme, tous deux messagers des rêves les plus fous! Un peu de moi s’envole vers les étoiles là-haut. Plus haut encore sont des moments d’amour accordés Si chaud, si fort, que je mise le sort. Jamais aucun orifice, même dans la malice ne remplacera le doux orifice, cette grotte humide et plus que vide que seul comblerait mon âme avide.

LA MANNE

Son verbe a glissé du ciel, tel une manne. Que résonnent encore des mots que je glanne Dorant l’honnêteté, qui subtile, me signale ... de présenter heureux coeur sur paume. Fut-elle fée, poétesse ou gaie gitane, des échos de sa voix encore je plane. Si haut, si loin, comme l’envol d’un idéal un bonheur fou, accrocheur d’atômes. Du précieux son émergeait... Que dis-je?... Émane! L’imagination élaborée mais diaphane, d’une vibration claire comme le crystal comme fleur rare aux précieux baume. Des artistes de la planète, m’incluant moi, Côme, qui cherchent depuis longtemps, tant bien que mal l’inspiration vivante qui les dépanne serais-je celui dont la muse laisse fil d’ariane....

L'EXISTENCE DE L'AMOUR

L’amour as-t-il déjà existé? J’aime et ne suis pas aimé, Sincère et généreux,... Je cherche, je cherche. Est-ce une quête de l’impossible? Où trouver? Peut-être s’agit-il d’une utopie? Une mélodie d’idées. Le désir d’exploser! D’éclater et de me répendre... Dans le rêve d’une bien-aimée. Cet amour existe-t-il? Est-il né? J’aime tendrement. Je veux vivre avec mon temps, en virevoltant du même élan. Mais si cette muse,... L’amour était venu à moi, Aurais-je su pourqoi?

METS-TOI AU CHAUD

Prends moi,au mot. Mort de rire Dire que tu l’sais, c’est pas pire. Mets toi au chaud. Chose à dire Tout est à faire. Prends moi au mot. Tournes pas le dos. Je ne suis pas. Pas une carte de Bingo Ma face c’est pas ... Tic tac toe. Bingo! Quand mon X bloque ton O. Mon coeur crie Tic tac toe. Des mots, des mots, oh! Oh! Oh! Motus et bouche perdue. Des mots, des mots, oh! Oh! Oh! Qué tic et tac! Qué tic et tac! Qué tic et tac! Qué tic et tac! Comme un train. Dans mon bain Qué tic et tac! Qué tic et tac! Qué tic et tac! Qué tic et tac! Montre en main, prends ma main, après demain. Père, maman Permanent. Perds maintenant, mais permets en. Parles avant... Après, c’est le vent. Qui a le mors aux dents! Par mots et par jeux. Oh! Oh! Oh! Motus et bouche perdue. Quand mon X bloque ton O, Mon coeur crie Tic tac toe.

RÊVERIES EN MIROIR

Le tien. Celui qui n’est pas. Celui qui ne sera. J’ai rêvé tenir un rêve. Le mien. Celui qui naît par... ...ceux que tu fais. J’ai rêvé créer des rêves. Un jeu qui n’existe pas Qui cherche l’or. Nous rêvons tous à des rêves uniques. Vêtu d’une tunique. Nous rêvons que nous mangeons. J’ai rêvé choisir mes rêves. Puis, les vendre aux enchères, Jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien.

ORTHOGRIPHES

Me voici, debout devant toi. Une feuille tremble moins que moi. Trop d’émotions à vif ! Vite, j’imagine ma propre main Me giflant sans détour Pour me remettre d’aplomb. Tu lis à voix haute. Déconcerté. Les fautes jaillissent en cascade. Adieu, idées délicates ! J’aurais dû attendre demain… Polir l’emballage. Refaire mes devoirs. Voyons ! On me l’avait pourtant dit, De me relire pour être grand. Ah ! La sottise persiste. Voici l’embarras du rusé… La honte du paon. Ô ! mon français… Québécois. J’aurais voulu ma joie Immense… jusqu’au frisson. Que veux-tu que je dise ? Se corriger serait-ce en vain ? Le stress, tel un verrou, A cadenassé mon cerveau fou. Comme un clown rabat-joie, Je dis : Regarde mon nez ! Regarde ! Riez donc à loisir. Mon orthographe vous laisse sur votre faim. Mon flair, trop attentif, Ne cherchait que l’amour qui enivre. Et celui-ci… je l’avais perdu. Plus de trace : ni brouillon, ni preuve. Alors j’ai convoqué l’ombre numérique, Un souffle d’encre sans visage. Elle m’a rendu mes mots — ou leur reflet — Et j’ai signé, troublé, mais reconnaissant.

BOUTON DE ROSE

Comme un bouton de rose Au matin, tout humide, Le premier mot d'une prose, La fin du vide Ou le début d'autre chose. Mon âme est revenue Avait-elle fui ? ...perdue. Elle me trouvait aride ! Maladive et morose À son cou, elle prit les brides Vers le néant qui indispose. Mais mon âme est revenue. Dans une étrange pose. Je cherchais, alors cupide, Des raisons à l'andropause... En un regard rapide Je t'ai vu tel une fleur éclose ! Oui, elle est revenue Car, je n'ai d'âme qu'à ta vue.

PLUME

Si j'avais la plume de ton ami, l'auteur, je laisserais les mots s'envoler sans peur étendre leurs ailes diaphanes, en lueur. Près de toi ils s'abandonneraient comme n'ose mon cœur. Si j'avais la plume de ton ami, l'auteur, j'inventerais de nouveaux échos sans qu'ils ne meurent ils répéteraient, pour toi, belle, des sons qui effleurent qui tournoient sans qu'ils n'effraient d'aucune heure. Si j'avais la plume de ton ami, l'auteur, mes vers seraient chair au repos, pierres en couleur, velours et étincelles. Comme un cœur qu'on toucherait du doigt qui éclaterait d'un plein bonheur. Ah ! Si... je serais poète des brumes et de la lune, l'empereur.

SECRETS

Un jour, j'espère des mots... Qui seront doux ou graves Peut-être en un seul lot Sortiront de leur cage. Ils joueront sur l'ego Pour libérer les dommages comme des larmes de héros Coulant sans arrêt, Noyant force et courage. Oui ! j'ai rêvé à ces mots Groupés en petit village Lavé de tous ragots. Ils laisseront s'envoler les secrets De l'un, de l'autre ; ...sages.

L'ENFANT ET LA MER

Un enfant, pieds dans l’eau, S’interrogeait d’où venait la mer. “D’où sont ces vagues belles et fières ?” Se disait-il tout haut. Il chercha à redoubler de mots, Afin de trouver réponse à sa chimère. Mais, une larme fit soudre le mystère dans son cœur de marmot. Pour se consoler de ses maux, Il ramassa un coquillage par terre. Le porta à son oreille déjà familière, Au bruit de l’océan et de ses échos. “Pourquoi pleures-tu bambino ?” Entendit-il de cette voix singulière. Sans être étonné de fuir l’étrangère Qui dans sa tête semait un méli-mélo. Il répéta les mêmes propos, Semblables à ceux d’hier “Je veux savoir d’où vient la mer. Comprendre pourquoi c’est si beau.” “Petit, fais marcher ton cerveau. Pense très fort à ta mère. Tu sais qu’elle vient aussi d’une mère, Et que l’on peut remonter plus haut. En fait, tu vois de l’océan, le niveau ? Là, où se perdent bateaux et montgolfières. C’est de là que viennent les mères et la mer. De cet endroit, où tout n’est que ruisseau. Tu trouves que c’est loin, petit héros ? T’en fais pas, regarde derrière. Elles sont ensemble tes nourricières. Car ta mère boit au bord du ruisseau. Dans sa gorge, descend une goutte d’eau, Qui comme la toute première de la terre Espérait devenir grande et mer. Et de la vie, devenir le joyau.” L’enfant prit cette réponse comme un cadeau, et conclut aux dires du compère. “Merci, je comprends que maman est une mer, Qui ressemble à cette goutte d’eau. Que je sois ici, ou dans un château, Pour me parfaire et aussi me plaire Je n’aurai qu’à regarder ma mère, Car elle est ce qu’il y a de plus beau.”

ZONES LIBRES

Entre deux zones libres, je planais haut et heureux, naturel et en équilibre, m’amusant à mes propres jeux. Je rôdais dans des songes en bribes, chantant encore plus haut, mon feu ; ne faisant que rire, évitant les rides et le gris naissant dans mes cheveux. Me complaisant en rêves arides, à des amours pluvieux, accroché à des échanges acides, j’en oubliais d’être vrai et preux. Voilà que tu viens, comme ange timide, m’éveillant aux biens, aux mieux, effaçant en moi des cauchemars fétides et des chemins épineux. Du coup, blanchi et lucide, je projetais d’archaïques vœux forgés par mon âme blême et frigide, que toi, muse et compagne souffles vers Dieu.

TANT ET TANT

Tant de chansons d’amour, Tant de poésies, Tant de beaux écrits, déjà inventés. Tant de petits mots, Tant de doux sentiments, des beaux à leurs belles, déjà confiés. Tant de regards, Tant de sourires, Tant de tendres vécus, ont été perçus. Il y a tant et tant que j’aimerais ! Tant et tant de tout que j’aimerais donner. Mais en création, point d’exclusivité. Tant de troubadours que j’aimerais voir inspirés, vivre par toi.

VENT D'OUBLI

Vent d’esprit chasse l’oubli. Il redonne à la vie. Comme à une renaissance. Comme à la Renaissance.